Direction d’école : le compte n’y est pas !

On n’a jamais exigé autant des directeurs que depuis ces derniers mois. Partout sur le terrain les directrices et les directeurs expriment leur désarroi, leur ras le bol, leur colère.

Quelles réelles avancées depuis le suicide de Christine Renon? Le projet de loi Rilhac a été vidé de sa substance, et la promesse d’une prime de responsabilité ne suffira pas à calmer les esprits. Il faut s’attaquer au vrai sujet et parler enfin du métier !

Le diagnostic est connu et les solutions aussi. Les discussions sur ce thème sont nombreuses au ministère, mais on se heurte à un refus de voir évoluer la fonction chez certaines organisations syndicales. On est pourtant au milieu du gué et le niveau monte !

Pour le SNE il faut aller de l’avant, définir de nouveaux espaces de liberté d’action et donner les moyens qui vont avec. Mais au-delà de ces moyens qui font cruellement défaut, la direction a avant tout besoin de la reconnaissance due à un véritable métier.

Les parents d’élèves, les maires, les inspecteurs, les adjoints, tous ont besoin d’un interlocuteur en capacité d’agir et d’engager son équipe.
Les directeurs ont besoin d’être reconnus comme les maillons essentiels du premier degré. Leur donner une légitimité au travers d’un cadre d’emploi spécifique apporterait la première pierre à l’édifice, et leur permettrait d’agir et de répondre aux exigences du XXIe siècle.

Le SNE appelle solennellement les organisations syndicales qui se reconnaissent dans ce discours à le rejoindre sans attendre pour gagner ensemble la dignité et la reconnaissance qui sont dues aux directrices et aux directeurs d’école.

Laurent Hoefman, Président du SNE

Mail : president@sne-csen.net - Tél. : 06.61.08.61.09