REVALORISATION: PRIORITE AUX ENSEIGNANTS DU PRIMAIRE

Les annonces du ministre de l’Education Nationale de mercredi 25 mai n’auront échappé à personne, et une fois encore, ses annonces sont décriées par certaines organisations syndicales avant même d’avoir été discutées et mises en place. 700 millions d’euros supplémentaires pour l’année 2022, ce n’est tout de même pas rien.

Le problème, c’est que l’Education Nationale, c’est plus de
1 100 000 agents, et que l’opération simpliste qui consiste à répartir la somme octroyée par le nombre de personnels aboutit à un montant bien dérisoire.

La priorité du ministre depuis son arrivée rue de Grenelle, a voulu faire du primaire une de ses priorités : c’est l’occasion de le confirmer. Les salaires des enseignants du premier degré sont en effet bien inférieurs à la moyenne de l’OCDE, ce qui n’est pas le cas de ceux du second degré lesquels sont, avec les primes, dans la moyenne des pays concernés.

Les enseignants du premier degré sont les parents pauvres du système, alors qu’ils effectuent de nombreuses missions supplémentaires et un temps de service bien plus conséquent que leurs collègues des collèges et lycées pour un niveau de recrutement équivalent.

Il est urgent de réduire cette inéquité pour tous ces personnels qui ont largement fait preuve de leur dévouement et de leur professionnalisme ces derniers mois.

Le SNE y veillera lors des négociations prochaines.

Laurent Hoefman, Président du SNE
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